Knowledge Management 

ou Gestion des Connaissances, en bon français officiel... Le problème est que cette appellation (Gestion des Connaissances) est un problème en elle-même. Quelle connaissance avons-nous de la Connaissance... Mmmhh ? (C'est l'interrogation qu'a posée Edgar Morin dans un tome de sa Méthode).

Cela peut paraître futile, de jouer avec les mots. Et pourtant, les mots ont une importance, peut-être galvaudée ou masquée par les gesticulations commerciales des fournisseurs de l'Entreprise, mais cette importance doit être reconnue pour gérer les connaissances des travailleurs du savoir. Le mot "Management" est actuellement porteur de plusieurs dimensions et se trouve estimé (sur-estimé ?) par les médias.

Alors gardons le concept de Knowledge Management, car il est plus ouvert que réducteur pour notre approche de la question.

 

Voici une définition :

Knowledge Management : Management de la connaissance collective de l'entreprise.

" Combiner les savoirs et savoir-faire dans les processus, les produits et les organisations existantes de l'Entreprise, pour créer de la valeur ".

Jean-Yves Prax : Manuel du Knowledge Management .-Polia Editions, Dunod; 2007

Les connaissances de l'entreprise sont portées par les êtres humains, servies par les outils.

Mais attention : une bêche n'a jamais fait pousser une salade ! L'outil n'est guère efficace si le porteur de connaissances est relégué au second rang. Combien d'applications informatiques ont été développées au mépris de cette simple vérité, et abandonnées pour non-utilisation ? Selon le Standish Group (Chaos report 2009), globalement 25 % des projets informatiques échouent, 50 % dépassent le budget initial, 25 % seulement sont convenablement réussis. Dans quel métier accepterait -on de faire travailler un professionnel avec une panoplie d'outils où seul un outil sur quatre est fiable, solide, adapté ?